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Encyclopédie multimédia de la Shoah

 

 

 

La libération des camps — Témoignage video

Pat Lynch
Etats-Unis

Décrit l'état des prisonniers survivants à leur libération [Témoignage: 1995]

Transcription complète:

Ils étaient si décharnés, je ne pouvais en soulever aucun. J'ai essayé mais, si je les soulevais, je les écorchais. J'ai dû faire preuve de la plus grande vigilance pour les déplacer. Leur peau était tellement affreuse. Alors il fallait au moins trois personnes, une prenait la personne par la tête puis ils la soulevaient tout en douceur et la sortaient, ils avançaient et la sortaient de cet endroit. Nous avions installé des tentes dehors. Il y avait des lits de camp et des draps propres. Alors, nous les y avons conduits. Ou encore, s'il se trouvait un hôpital à proximité, nous les y emmenions. Pour le typhus, c'était le plus gros problème, il n'y avait pas de médicament, juste un traitement d'appoint, et nous leur faisions des injections, ils ne pouvaient rien boire, alors nous devions les alimenter par perfusion. On ne pouvait pas non plus leur administrer d'hypos [injections hypodermiques] parce qu'on ne pouvait les piquer nulle part. Ils n'avaient pas de muscles, rien que de la peau et des os. On ne pouvait pas leur faire de piqûres.

Ils étaient si décharnés, je ne pouvais en soulever aucun. J'ai essayé mais, si je les soulevais, je les écorchais. J'ai dû faire preuve de la plus grande vigilance pour les déplacer. Leur peau était tellement affreuse. Alors il fallait au moins trois personnes, une prenait la personne par la tête puis ils la soulevaient tout en douceur et la sortaient, ils avançaient et la sortaient de cet endroit. Nous avions installé des tentes dehors. Il y avait des lits de camp et des draps propres. Alors, nous les y avons conduits. Ou encore, s'il se trouvait un hôpital à proximité, nous les y emmenions. Pour le typhus, c'était le plus gros problème, il n'y avait pas de médicament, juste un traitement d'appoint, et nous leur faisions des injections, ils ne pouvaient rien boire, alors nous devions les alimenter par perfusion. On ne pouvait pas non plus leur administrer d'hypos [injections hypodermiques] parce qu'on ne pouvait les piquer nulle part. Ils n'avaient pas de muscles, rien que de la peau et des os. On ne pouvait pas leur faire de piqûres.

Pat fit partie des milliers d'infirmières américaines qui servirent dans les hôpitaux d'évacuation au cours de la libération des camps de concentration en Europe. Elle s'occupait des survivants des camps, dont beaucoup étaient dans un état critique à leur libération.

Copyright © United States Holocaust Memorial Museum, Washington, DC
Translation Copyright © Mémorial de la Shoah, Paris, France