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Encyclopédie multimédia de la Shoah

 

 

 

Oskar Schindler — Témoignage video

Leopold Page
1917, Cracovie, Pologne

Décrit ses actes de sabotage et son écoute clandestine des programmes de radio pendant son séjour à Bruennlitz [Témoignage: 1992]

Transcription complète:

J'étais soudeur. Ce que je faisais ? Je devais souder certaines pièces des machines, alors j'ouvrais la bombonne de gaz, je la laissais ouverte toute la nuit, très faiblement ouverte. Au matin, il n'y avait plus de gaz. Alors je pouvais aller dire que nous n'avions plus de gaz et que je ne pouvais pas travailler. Alors ils me donnaient une nouvelle bombonne. La bouteille tenait deux jours. Alors nous ne pouvions pas terminer. Je disais, "Ce n'est pas ma faute, ils ont mis les mauvaises jauges sur la machine. Je n'ai rien fait. J'essaie de travailler mais je ne peux pas." Donc, nous travaillions un peu, mais il y avait un peu de sabotage. Alors, Schindler nous a donné, à moi et à un autre homme, Mr. Mandel, un petit poste de radio. Nous étions censés réparer la radio. Mais nous réparions toujours la radio vers une heure du matin, quand nous étions de nuit, nous écoutions la BBC pour essayer de savoir ce qui se passait. Et le matin, quelques informations étaient griffonnées sur un morceau de papier dans chaque baraquement, dans chaque salle, ce qui se passait, à quelle distance se trouvaient les Allemands, et ce qui se passait. Et ça, notre mécanicien radio faisait ça avec nous tous. Et c'était très intéressant. Nous savions exactement ce qui se passait.

J'étais soudeur. Ce que je faisais ? Je devais souder certaines pièces des machines, alors j'ouvrais la bombonne de gaz, je la laissais ouverte toute la nuit, très faiblement ouverte. Au matin, il n'y avait plus de gaz. Alors je pouvais aller dire que nous n'avions plus de gaz et que je ne pouvais pas travailler. Alors ils me donnaient une nouvelle bombonne. La bouteille tenait deux jours. Alors nous ne pouvions pas terminer. Je disais, "Ce n'est pas ma faute, ils ont mis les mauvaises jauges sur la machine. Je n'ai rien fait. J'essaie de travailler mais je ne peux pas." Donc, nous travaillions un peu, mais il y avait un peu de sabotage. Alors, Schindler nous a donné, à moi et à un autre homme, Mr. Mandel, un petit poste de radio. Nous étions censés réparer la radio. Mais nous réparions toujours la radio vers une heure du matin, quand nous étions de nuit, nous écoutions la BBC pour essayer de savoir ce qui se passait. Et le matin, quelques informations étaient griffonnées sur un morceau de papier dans chaque baraquement, dans chaque salle, ce qui se passait, à quelle distance se trouvaient les Allemands, et ce qui se passait. Et ça, notre mécanicien radio faisait ça avec nous tous. Et c'était très intéressant. Nous savions exactement ce qui se passait.

Léopold était professeur à Cracovie, en Pologne, lorsque la Seconde Guerre Mondiale éclata en 1939. Pendant qu'il servait dans l'armée polonaise, il fut capturé par les Allemands. Léopold s'échappa d'un convoi de prisonniers de guerre. Peu après, il rencontra l'industriel allemand Oskar Schindler. Ils devinrent amis. Léopold fut contraint de vivre dans le ghetto de Cracovie. Il travailla plus tard dans l'usine de Schindler à Bruennlitz. Lui et d'autres Juifs qui travaillaient là était relativement bien traités et protégés des Nazis. Après la guerre, Léopold partit aux Etats-Unis.

— US Holocaust Memorial Museum - Collections

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Translation Copyright © Mémorial de la Shoah, Paris, France