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Encyclopédie multimédia de la Shoah

 

 

 

Témoignage video

Murray Pantirer
1925, Cracovie, Pologne

Décrit les "Juifs de Schindler" de l'usine de Bruennlitz [Témoignage: 1990]

Transcription complète:

Nous sommes arrivés à Bruennlitz. La situation était différente. Il y avait quelques
SS. Pas de barbelés. Il y avait une vieille usine et
nous étions censés la remettre en état. Et Oskar Schindler n'était pas peu
fier d'avoir sorti huit ou neuf cents Juifs de Gross-
Rosen. Il s'est rendu quelques semaines plus tard à Auschwitz, et il a sorti trois
cents femmes, et il à dit à Auschwitz qu'il avait besoin d'elles pour
travailler. Je peux vous garantir que la seule chose que je les ai vues faire
c'était trouver de la laine et tricoter des pulls pour leurs maris ou leurs fiancés,
ou pour leurs amis, des chaussettes ou des gants. Elles travaillaient très peu. En
fait, nous travaillions tous très peu. Nous avions toujours peur
que quelque chose se passe, qu'il serait pris, parce que nous
ne produisions aucune munition, pas une seule.
Un jour, on nous a dit qu'il avait acheté un camion bourré de munitions dans une
autre usine et il livrait ces munitions comme si elles provenaient de la nôtre. Un jour
on nous a dit qu'il ne cessait pas de dire, "Oh, j'y suis, j'y suis presque."
Et il nous saluait toujours en disant, "Vous
êtres les Juden de Schindler et, ici, vous allez survivre."

Nous sommes arrivés à Bruennlitz. La situation était différente. Il y avait quelques
SS. Pas de barbelés. Il y avait une vieille usine et
nous étions censés la remettre en état. Et Oskar Schindler n'était pas peu
fier d'avoir sorti huit ou neuf cents Juifs de Gross-
Rosen. Il s'est rendu quelques semaines plus tard à Auschwitz, et il a sorti trois
cents femmes, et il à dit à Auschwitz qu'il avait besoin d'elles pour
travailler. Je peux vous garantir que la seule chose que je les ai vues faire
c'était trouver de la laine et tricoter des pulls pour leurs maris ou leurs fiancés,
ou pour leurs amis, des chaussettes ou des gants. Elles travaillaient très peu. En
fait, nous travaillions tous très peu. Nous avions toujours peur
que quelque chose se passe, qu'il serait pris, parce que nous
ne produisions aucune munition, pas une seule.
Un jour, on nous a dit qu'il avait acheté un camion bourré de munitions dans une
autre usine et il livrait ces munitions comme si elles provenaient de la nôtre. Un jour
on nous a dit qu'il ne cessait pas de dire, "Oh, j'y suis, j'y suis presque."
Et il nous saluait toujours en disant, "Vous
êtres les Juden de Schindler et, ici, vous allez survivre."

Les Allemands occupèrent Cracovie en 1939. La famille de Murray fut confinée dans le ghetto de Cracovie avec le reste de la population juive de la ville. En 1942, Murray et l'un de ses frères furent déportés aux travaux forcés dans le camp voisin de Plaszow. En mai 1941, son frère fut transféré à Auschwitz et Murray fut envoyé au camp de Gross-Rosen en Allemagne. Murray fut ensuite transféré à Bruennlitz, dans les Sudètes, dans le cadre des travaux forcés pour le compte d'un industriel allemand, Oskar Schindler. Schindler aida les juifs qui travaillaient pour lui à survivre à la guerre. Murray fut libéré en 1945.

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