United States Holocaust Memorial Museum The Power of Truth: 20 Years
Museum   Education   Research   History   Remembrance   Genocide   Support   Connect
Donate
Encyclopédie multimédia de la Shoah

 

 

 

Témoignage video

Leo Bretholz
1921, Vienne, Autriche

Décrit les conditions de vie dans le camp de Drancy [Témoignage: 1989]

Transcription complète:

Drancy était un complexe construit en vue d'abriter des baraquements
militaires. C'était un complexe à plusieurs étages, un peu dans le genre d'un stade
parce qu'il était rond. Mais, à cause de l'éclatement de la
guerre, ce bâtiment, cette structure n'avait jamais été achevée. Alors
les salles dans lesquelles ils nous avaient mis étaient grandes ouvertes avec un sol
en béton des tuyaux qui couraient partout et des câbles électriques
à moitié installés, une plomberie à moitié installée, des moyens de fortune, et c'était en béton.
Pas de fenêtres... Il n'y avait pas de cadres aux
fenêtres. Il y avait juste l'ouverture prévue pour l'installation des
cadres de fenêtre, plus tard. Ca n'avait pas été fait, alors c'était ouvert,
le vent passait. Et sur ce béton, de la paille. Des hommes, des femmes, des enfants, tous ensemble.
Des sanitaires réduits au strict minimum, des collectifs, un trou où
l'eau coulait en filet. Des sanitaires réduits
au minimum. Des miradors. Des barbelés. Une banlieue de Paris, proche de la,
entre guillemets, "civilisation." Une distribution de nourriture minimum. C'est là
qu'on nous a remis l'Etoile jaune.

Drancy était un complexe construit en vue d'abriter des baraquements
militaires. C'était un complexe à plusieurs étages, un peu dans le genre d'un stade
parce qu'il était rond. Mais, à cause de l'éclatement de la
guerre, ce bâtiment, cette structure n'avait jamais été achevée. Alors
les salles dans lesquelles ils nous avaient mis étaient grandes ouvertes avec un sol
en béton des tuyaux qui couraient partout et des câbles électriques
à moitié installés, une plomberie à moitié installée, des moyens de fortune, et c'était en béton.
Pas de fenêtres... Il n'y avait pas de cadres aux
fenêtres. Il y avait juste l'ouverture prévue pour l'installation des
cadres de fenêtre, plus tard. Ca n'avait pas été fait, alors c'était ouvert,
le vent passait. Et sur ce béton, de la paille. Des hommes, des femmes, des enfants, tous ensemble.
Des sanitaires réduits au strict minimum, des collectifs, un trou où
l'eau coulait en filet. Des sanitaires réduits
au minimum. Des miradors. Des barbelés. Une banlieue de Paris, proche de la,
entre guillemets, "civilisation." Une distribution de nourriture minimum. C'est là
qu'on nous a remis l'Etoile jaune.

Après l'annexion de l'Autriche en 1938, Léo tenta de fuir. Il atteignit la Belgique. En 1940, il fut déporté dans le camp de St.-Cyprien, en France, mais s'en évada. En 1942, Léo put passer clandestinement en Suisse mais il fut arrêté et renvoyé en France, cette fois-ci dans les camps de Rivesaltes et de Drancy. Lui et l'un de ses amis s'échappèrent d'un train qui les déportait vers Auschwitz, en Pologne. Léo rejoignit la résistance française en 1943. Il arriva aux Etats-Unis en 1947.

— US Holocaust Memorial Museum - Collections

Copyright © United States Holocaust Memorial Museum, Washington, DC
Translation Copyright © Mémorial de la Shoah, Paris, France