United States Holocaust Memorial Museum The Power of Truth: 20 Years
Museum   Education   Research   History   Remembrance   Genocide   Support   Connect
Donate
Encyclopédie multimédia de la Shoah

 

 

 

Témoignage video

Chaim Engel
1916, Brudzew, Pologne

Décrit la préparation de l'insurrection de Sobibor. Chaim fait référence à [Gustav] Wagner, le commandant adjoint de Sobibor [Témoignage: 1990]

Transcription complète:

A présent, c'était décidé, à quatre heures, nous allions démarrer l'insurrection
ainsi : dans chaque groupe de travail, comme le nôtre, par exemple, au
tri des vêtements, nous avions deux, trois Allemands qui
nous surveillaient. Et chaque groupe
qui travaillait à différentes tâches avait deux ou trois Allemands
qui étaient là pour surveiller leur travail. Alors nous avons décidé
dans chaque groupe, de désigner deux personnes et ces personnes, sous un
prétexte quelconque, devait aller à l'entrepôt ou
ailleurs et les tuer tranquillement avec un couteau ou une hache ou
n'importe quoi d'autre et faire comme si rien ne s'était passé et en
même temps, sectionner également les fils. Et comme je l'ai déjà dit,
nous avons essayé de faire ça au même moment, pendant que [le sergent SS Gustav]
Wagner était de repos, ce n'était pas sans risque, mais moins risqué.
Nous avons désigné des personnes dans chaque
groupe pour faire ce travail. Alors, dans les baraquements
où nous vivions, il y avait un orfèvre, un tailleur, un
cordonnier, et ils leur fabriquaient des vêtements, des chaussures...
Ca voulait dire qu'ils devaient venir les essayer. Alors ils leur
disaient, "Aujourd'hui, j'aurai votre taille. Venez, et je
vous les ferai essayer, vos chaussures ou vos vêtements." Et quand
ils arrivaient, d'autres étaient déjà là avec leurs haches ou leurs couteaux.
Ils se cachaient derrière un rideau ou autre chose, et ils les tuaient
sur le champ. Quand ils arrivaient pour l'essayage, ils se faisaient assaillir
et tuer, et après on les engouffrait
quelque part où personne ne pourrait les voir, et le travail continuait comme si
rien ne s'était passé.

A présent, c'était décidé, à quatre heures, nous allions démarrer l'insurrection
ainsi : dans chaque groupe de travail, comme le nôtre, par exemple, au
tri des vêtements, nous avions deux, trois Allemands qui
nous surveillaient. Et chaque groupe
qui travaillait à différentes tâches avait deux ou trois Allemands
qui étaient là pour surveiller leur travail. Alors nous avons décidé
dans chaque groupe, de désigner deux personnes et ces personnes, sous un
prétexte quelconque, devait aller à l'entrepôt ou
ailleurs et les tuer tranquillement avec un couteau ou une hache ou
n'importe quoi d'autre et faire comme si rien ne s'était passé et en
même temps, sectionner également les fils. Et comme je l'ai déjà dit,
nous avons essayé de faire ça au même moment, pendant que [le sergent SS Gustav]
Wagner était de repos, ce n'était pas sans risque, mais moins risqué.
Nous avons désigné des personnes dans chaque
groupe pour faire ce travail. Alors, dans les baraquements
où nous vivions, il y avait un orfèvre, un tailleur, un
cordonnier, et ils leur fabriquaient des vêtements, des chaussures...
Ca voulait dire qu'ils devaient venir les essayer. Alors ils leur
disaient, "Aujourd'hui, j'aurai votre taille. Venez, et je
vous les ferai essayer, vos chaussures ou vos vêtements." Et quand
ils arrivaient, d'autres étaient déjà là avec leurs haches ou leurs couteaux.
Ils se cachaient derrière un rideau ou autre chose, et ils les tuaient
sur le champ. Quand ils arrivaient pour l'essayage, ils se faisaient assaillir
et tuer, et après on les engouffrait
quelque part où personne ne pourrait les voir, et le travail continuait comme si
rien ne s'était passé.

Les Allemands capturèrent Chaim, soldat dans l'armée polonaise, lorsqu'ils envahirent la Pologne en 1939. Ils l'envoyèrent tout d'abord en Allemagne au Service du Travail Obligatoire, mais comme il était prisonnier de guerre Juif, on le ramena en Pologne. Enfin, Chaim fut déporté au camp de Sobibor où le reste de sa famille mourut. Au cours de l'insurrection de Sobibor, en 1943, Chaim tua un garde. Il s'enfuit avec sa petite amie, Selma, qu'il épousa par la suite. Un fermier les cacha jusqu'à la libération, en juin 1944.

— US Holocaust Memorial Museum - Collections

Copyright © United States Holocaust Memorial Museum, Washington, DC
Translation Copyright © Mémorial de la Shoah, Paris, France