

Entrée du camp d’internement de Breendonk. Breendonk, Belgique, 1940-1944.
YIVO Institute for Jewish Research, New York
Le camp d'internement de Breendonk fut installé dans une forteresse militaire de l'armée belge construite au début du XXème siècle. Faisant partie à l'origine d'une série de forteresses construites pour la défense contre une attaque allemande, Breendonk était située près de la ville du même nom, à environ 20 km au sud-ouest d'Anvers. Elle était entourée de hauts murs et de douves remplies d'eau, et mesurait environ 200 mètres sur 300. A la fin d'août 1940, les Allemands, qui occupaient la Belgique depuis le mois de mai de la même année, transformèrent la forteresse en camp de détention.
Au total, entre 3 000 et 3 500 prisonniers furent enfermés à Breendonk pendant l'existence du camp. La plupart des prisonniers non-juifs étaient des communistes membres de la Résistance belge ou bien des otages. Plusieurs centaines de personnes (300 environ) moururent dans le camp suite aux tortures, aux exécutions ou aux très dures conditions de vie. En septembre 1941, les prisonniers communistes belges furent envoyés au camp de concentration de Neuengamme.
Les prisonniers juifs de Breendonk furent séparés des autres prisonniers à partir de la fin de 1940. Par la suite, ils furent transférés au camp de transit de Malines (Mechelen), et de là, déportés au camp d'extermination d'Auschwitz-Birkenau, en Pologne occupée par les Nazis.
Lorsque les forces alliées approchèrent du camp, en août 1944, les Allemands évacuèrent Breendonk. Les prisonniers restants furent transférés au camp de Malines, puis déportés en Allemagne et en Pologne occupée.