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Dans la mesure où il a existé littéralement des milliers de camps et de sous-camps établis durant le régime nazi, il nous est impossible d'en fournir ici une liste exhaustive. Nous indiquons ci-dessous les camps principaux ainsi que leur emplacement, accompagnés d'une carte présentant ces camps et quelques autres:
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Arbeitsdorf, Allemagne Auschwitz/Birkenau, Pologne Belzec, Pologne Bergen-Belsen, Allemagne Buchenwald, Allemagne Chelmno, Pologne Dachau, Allemagne Dora-Mittelbau, Allemagne Flossenbürg, Allemagne Gross-Rosen, Pologne Kaiserwald (Riga), Lettonie Klooga, Estonie Majdanek, Pologne |
Mauthausen, Autriche Natzweiler-Struthof, France Neuengamme, Allemagne Plaszow, Pologne Ravensbrück, Allemagne Sachsenhausen, Allemagne Sobibor, Pologne Stutthof, Pologne Theresienstadt, République tchèque Treblinka, Pologne Vaivara, Lettonie Vught, Pays-Bas Westerbork, Pays-Bas |
![]() Carte des camps nazis principaux en Europe, 1943 à 1944. USHMM |
Pour en savoir plus sur les camps de concentration nazis, consultez l'article de l'encyclopédie de l'Holocauste intitulé "Nazi Camps" (Les Camps nazis), ainsi que les liens web de la bibliothèque (Web links) du musée vers des ressources en ligne concernant les camps individuels.
De nombreux types de wagons ont été utilisés pour la déportation, tous de taille et de poids différents. Le wagon présenté dans l'exposition permanente du musée n'est que l'un des types de wagons utilisés.
Pour vous donner une idée des variations de taille entre wagons, nous avons indiqué les dimensions du wagon ainsi que les dimensions des wagons de marchandise moyens utilisés pour la déportation en Hongrie.
Dimensions du wagon exposé (Railway Car on Display)
Dimensions du wagon hongrois
Note pour les enseignants : le musée indique les dimensions du wagon en raison de son importance en tant qu'artéfact historique. Cependant, veuillez vous reporter aux notes du musée destinées aux enseignants pour plus d'informations sur les dangers de la simulation de l'expérience de la déportation durant l'Holocauste (basée sur les dimensions physiques). Pour une discussion des dangers associés aux simulations en classe et des jeux de rôle ayant pour sujet l'Holocauste, veuillez consulter la directive 12 Guideline 12 de l'atelier en ligne destiné aux enseignants, ou la ressource imprimable Teaching about the Holocaust (Enseigner l'Holocauste).
Source des dimensions du wagon hongrois : Randolph L. Braham, The Politics of Genocide: The Holocaust in Hungary, Volume 1 (New York : The Rosenthal Institute for Holocaust Studies, 1994), p. 686.
Les Nazis utilisaient des badges triangulaires pour identifier les prisonniers dans les camps de concentration. Des badges de différentes couleurs représentaient différents groupes. Les couleurs et leurs significations étaient les suivantes:
La catégorie des "asociaux" était sans doute la plus large, car elle comprenait les prostituées, les vagabonds, les meurtriers, les voleurs, les lesbiennes, et toutes les personnes ayant contrevenu aux lois interdisant les relations sexuelles entre Aryens et Juifs. En outre, alors que le triangle marron était utilisé pour les Tsiganes dans certaines circonstances, ils étaient le plus souvent obligés de porter un triangle noir les marquant comme appartenant à la catégorie des "asociaux."
Certains badges comprenaient des lettres sur les triangles afin de créer d'autres distinctions parmi les divers groupes dans les camps. Le plus souvent, ces lettres indiquaient la nationalité des prisonniers, par exemple "F" pour franzosisch (Français), "P" pour polnisch (Polonais), "T" pour tschechisch (Tchèque), etc., mais elles pouvaient aussi indiquer des sous-catégories spécifiques de prisonniers. Par exemple, la lettre blanche "A" sur un triangle noir indiquait un prisonnier condamné au travail disciplinaire (Arbeitserziehungshaftling), alors qu'un "S" noir sur un triangle vert indiquait un strafthaft, ou prisonnier pénal. En outre, le mot Blod sur un triangle noir indiquait les prisonniers souffrant d'un handicap mental, alors qu'un symbole rouge et blanc en forme de cible dénotait les prisonniers ayant tenté de s'évader.
Dans le cas des prisonniers juifs, des triangles de deux couleurs différentes étaient combinés pour créer une étoile à six pointes, comprenant un triangle jaune pour indiquer que le prisonnier était juif, et un second triangle d'une autre couleur pour indiquer l'autre infraction. Par exemple, un criminel juif portait un triangle jaune sur lequel se superposait un triangle vert ; les homosexuels juifs portaient des triangles roses sur leur triangle jaune.
Hors des camps, les forces d'occupation nazies forcèrent les Juifs à porter des badges ou des brassards marqués de l'étoile de David, dont les caractéristiques spécifiques (taille, forme, couleur) variaient en fonction des régions. Par exemple, un grand "J" apparaissait au centre de certaines étoiles jaunes, alors que le mot "Jude" (ou "Jood," "Juif," etc.) était brodé au centre de certaines autres. Ceux qui ne portaient pas l'étoile risquaient de se voir arrêtés et déportés, un sort qui effrayait suffisamment la plupart des Juifs pour les pousser à porter l'étoile, même si ce port les soumettait à des restrictions, du harcèlement et un certain isolement.
Abraham J. Edelheit, et Hershel Edelheit, History of the Holocaust: A Handbook and Dictionary (Boulder, CO: Westview Press, 1994), pp. 218, 239, 266, 448.
Pour plus d'informations sur l'histoire des conditions dans lesquelles les Juifs devaient porter une marque ou un signe distinctif, y compris durant la période nazie, reportez-vous à l'entrée "Badge, Jewish" (Badge, Juif) dans l'Encyclopaedia Judaica, Volume 4 (Jerusalem: Macmillan, 1972), p.1799. 62-73.
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Un soldat américain et des détenus libérés du camp de concentration de Mauthausen. Autriche, mai 1945. USHMM |
La désignation de divisions de l'armée américaine opérationnelles durant la Seconde Guerre mondiale en tant qu'unités "libératrices" a pour origine la coopération entre l'armée américaine, le centre pour l'histoire militaire et le Musée mémorial de l'Holocauste des Etats-Unis. En 1985, le Conseil mémorial de l'Holocauste des Etats-Unis demanda à l'armée américaine qu'elle lui fasse don de ses drapeaux et de ceux des unités ayant participé à la libération des camps de concentration, afin que ceux-ci soient exposés de façon permanente dans le Musée mémorial de l'Holocauste des Etats-Unis. On reconnaissait alors dix unités libératrices, sur la base d'informations ne concernant que les camps principaux. Ensuite, l'inclusion de sous-camps fit passer le nombre de camps effectivement concernés à plus de 5 000. Le nombre supérieur de camps reconnus augmenta évidemment les chances qu'ils aient été libérés par des troupes américaines.
Ces faits, auxquels vinrent s'ajouter des demandes supplémentaires d'inclusion formulées par des organisations de vétérans américains et des vétérans individuels, conduisirent l'armée américaine à établir les directives suivantes pour la reconnaissance des unités libératrices:
Ni le Musée ni l'armée américaine ne lance indépendamment le processus de certification. Le statut "libérateur" d'une division n'est étudié que lorsque l'association d'une division demande qu'un tel statut lui soit attribué. L'association doit fournir le nom du camp libéré, les dates de libération approximatives, l'emplacement géographique de l'unité à cette période, et un court récit des événements. Des recherches plus avancées sont ensuite réalisées sur la base uniquement des registres officiels des archives nationales du centre national des registres, situé à Suitland, Maryland. Une fois qu'il a été décidé d'attribuer le statut de libérateur à une division, une copie du drapeau de cette division est commandée auprès de l'institut des armoiries, et ce drapeau est envoyé au Musée mémorial de l'Holocauste des Etats-Unis pour y être exposé.
Source: Edward J. Drea, "Recognizing the Liberators: U.S. Army Divisions Enter the Concentration Camps," Army History 24 (1992/1993): 1-5.
Les divisions suivantes sont reconnues comme étant les unités de libération par l'armée américaine et le Musée mémorial de l'Holocauste des Etats-Unis. Cliquez sur le nom de chaque division pour obtenir une brève description de ses activités durant la Seconde Guerre mondiale. Pour plus d'informations à ce sujet, y compris une liste des ressources de la bibliothèque sur chaque division, consultez la bibliographie de la bibliothèque intitulée "Liberators" (Libérateurs).
Date de la dernière actualisation: 14 janvier 2008